Rééducation de l'écriture

La graphothérapie

La graphothérapie est née des recherches de Roger Perron (psychologue et psychanalyste) et Hélène de Gobineau (graphologue) dans les années 1950. Reprises par Julian de Ajuriaguerra (neuropsychiatre et psychanalyste), qui développera des outils d’analyse spécifiques à la graphothérapie.

Il est évident que l’écriture est une connaissance nécessaire à tous, elle est la base des apprentissages à partir de l’école primaire. Si le geste scriptural se travaille dès les premiers mois par des activités de motricité fine, il n’est pas pour autant naturel pour tout le monde. Comme pour tous les domaines d’apprentissage, celui-ci peut représenter une épreuve pour certain élèves. Heureusement, avec un travail régulier, il est possible de progresser.

L’écriture, un geste qui se travaille.

L’apprentissage commence dés l’école maternelle ; tenue du stylo, formes pré-scripturales, tracé des lettres… des techniques ludiques existent pour mettre les enfants sur la bonne voie. Au cours élémentaire, le travail se poursuit avec l’écriture de mots, de phrases. A ce moment là, les difficultés peuvent apparaître. Crispation, mauvaise tenue du stylo, peur de se tromper et bien d’autres éléments peuvent venir entraver le chemin vers l’écriture. C’est à l’entrée au collège que ces difficultés peuvent s’amplifier si elles n’ont pas été travaillées avant, avec la prise de vitesse qui s’impose pour suivre le rythme des cours. Enfin, chez les adultes, le besoin d’une rééducation peut apparaître suite à un problème de santé ou bien un changement d’activité par exemple.

Quel que soit le moment auquel le besoin se fait ressentir, la graphothérapie accompagne le patient vers une écriture lisible et agréable. L’approche se fera sous divers angles :

  • relaxation
  • concentration
  • motricité fine
  • posture et tenue de l’outil scripteur
  • travail des formes pré scripturales et scripturales
  • confiance en soi

Le premier rendez-vous – bilan – consiste à s’entretenir avec le patient pour apprendre à le connaître. Pour ce faire, quelques tests liés au geste graphique seront posés, toujours sous forme de jeu pour les enfants.

Grâce à cette rencontre, aux résultats des tests, les points à travailler seront mis en avant et serviront de base à l’élaboration d’un plan de rééducation.

S’en suivront des séances de 45 minutes – à raison d’une séance par semaine – au cours desquelles des exercices ludiques seront abordés pour reprendre tous les points à améliorer.

Pour les enfants, les séances se déroulent sous forme de jeu. Un enfant qui apprend en s’amusant progresse plus vite. Il ne se focalise plus sur le résultat attendu mais sur le plaisir éprouvé à l’instant T.